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Un peu d’histoire (suite)



Voici les principaux évènements qui ont marqué notre association de 1979 à 1990. La quête continuelle vers la reconnaissance professionelle

En décembre 1979, l’AMBLQ présente un mémoire devant M.Yves Bérubé, ministre de l’Énergie et des Ressources qui vient de déposer, le 13 août 1979, un projet de refonte de la Loi sur les mesureurs de bois. Comme nous pouvons l’imaginer, les membres de l’AMBLQ ont espéré de nouveau trouver, dans le processus de consultation, une occasion unique de remémorer, au gouvernement, leur désir d’être intégré dans la Loi sur les mesureurs de bois. Cette loi, qui date de 1946 et amendée en 1964, ne satisfait plus, de l’aveu même du gouvernement, à la situation actuelle de la gestion forestière.

Hors, le projet de Loi apporté au ministre par les fonctionnaires ne satisfait nullement les exigences de l’AMBLQ. Elle limite la Loi au mesurage des bois abattus sur les terres publiques et ne donne aucun rôle d’encadrement et d’exclusion à l’AMBLQ. Notre association profite des consultations pour faire valoir son point de vue. Le bureau d’Examinateurs proposé par la Loi devrait être composé de trois membres dont deux doivent faire partie de la fonction publique. L’AMBLQ est écartée.

Dans son mémoire et dans sa correspondance, l’AMBLQ, qui compte alors 645 membres actifs, continue de soutenir que le Ministère doit demeurer responsable de l’élaboration, l’application et le contrôle des normes et méthodes de mesurage sur les terres publiques alors que l’AMBLQ devrait avoir la charge de l’évaluation des compétences, la formation et la mise à niveau ainsi que l’émission des permis de mesureurs de bois et le traitement des plaintes afin d’assurer la protection du public.

L’assemblée générale du 13 septembre 1980, sous la présidence de Jacques Bourdages, propose à l’exécutif de l’AMBLQ d’inviter le ministère de l’Énergie et des Ressources et l’Office des Professions dans un comité tripartite pour étudier de façon objective les revendications de l’Association et de déterminer les procédures à suivre pour effectuer les changements qui s’imposent à la loi des mesureurs de bois, chapitre 97.

Le ministre Bérubé accepte la proposition et M. André Desgagnés, président de l’Office des professions du Québec, nous invite à une rencontre tripartite qui a lieu le 4 mars 1981. Cette rencontre, réunissant trois membres de l’AMBLQ, quatre de la fonction publique et un de l’Office des professions, permet à l’AMBLQ d’obtenir une modification à l’article 3, pour inclure également le mesurage en forêt privée, et une modification importante à l’article 4, afin qu’au moins un membre sur trois du bureau d’Examinateurs soit nommé à partir d’une liste de trois candidats présentés par l’AMBLQ. Cette Loi devait être modifiée et ratifiée en juin 1982 sous Yves Duhaime mais les choses ont traîné et la loi n’a pas été modifiée avant que Monsieur Jean-Pierre Jolivet, alors ministre délégué aux Forêts, la dépose en Chambre, le 26 mars 1985. Cette loi, connue comme la loi 26, entre en vigueur le 1er septembre 1985.

Entre 1982 et 1985, sous la présidence de M. Jean Bourdages et sous celle de M. Marc Parent, de nombreuses correspondances furent échangées entre le gouvernement et l’AMBLQ. Les demandes de l’AMBLQ ont été constantes dans l’expression de la volonté de ses membres à ce que l’adhésion obligatoire à l’Association des mesureurs de bois licenciés du Québec soit incluse dans la loi sur les mesureurs de bois mais en vain.

En août 1986, M. Serge Côté devient le premier représentant de l'AMBLQ au sein du bureau des Examinateurs. Le 1er octobre 1986, un mémoire est déposé par l'AMBLQ devant la Commission de l'Économie et du Travail. Ce mémoire permet encore une fois d'énoncer que l'AMBLQ devrait être responsable du contrôle de la compétence, du traitement des plaintes et de l'émission et de la révocation du permis de mesureur de bois.

La nouvelle loi sur les Forêts (Loi 150) entre en vigueur le 1er avril 1987. Cette loi vient confirmer l'importance du mesurage du bois. De plus, la notion d'évaluation de la qualité des bois est ajoutée afin de faire correspondre les droits de coupe selon la valeur marchande des bois sur pied. Enfin, cette loi stipule que les droits de coupe ne seront plus chargés à l'exploitant en forêt mais au destinataire titulaire du permis d'intervention. Pour le mesureur, cela implique davantage de contrôle afin de s'assurer que tous les bois mesurés ont bien été livrés à l'usine du titulaire pour qui les redevances ont été calculées. Ces changements dans le domaine du mesurage au Québec sont importants et extrêmement bénéfiques pour la profession de mesureur de bois.
Les mesureurs n'ayant jamais passé l’examen sur la qualité des bois sont invités à le passer en août 1988. Cet examen est devenu nécessaire pour le renouvellement du permis.

Le 10 décembre 1988, Fernando Lavallée devient président de l'AMBLQ , les élections de septembre ayant été annulées par l'assemblée pour vice de procédures. Au congrès de du 16 septembre 1989, un comité est formé pour analyser le projet de modification des statuts et règlements de l’AMBLQ préparé par le conseil exécutif. Dans son plan d’action, le conseil prévoit également une réforme du secrétariat et instaure, sous la proposition du président, le concours du mesureur de l’année. C’est pourquoi ce concours est devenu aujourd’hui le prix Fernando Lavallée. Le secrétaire gérant de l’AMBLQ depuis 1970, M. Gaétan Bérubé a pris sa retraite le 31 décembre 1989. M. Martin Doucet, mesureur licencié, prendra la relève pour un an et le bureau sera déménagé à Québec. Une demande d’avoir un représentant au comité mesurage de l’industrie est refusée. En 1990, l’association souligne les 100 ans d’histoire du métier de mesureur de bois au Québec. M. Jacques Fortin présente, au congrès de 1990 à Ste-Foy, une conférence sur l’historique du mesurage au Québec, conférence instructive qui a su captivée son audience.


(A suivre, les années 1990...)


Luc Fortin,ml
Secrétaire trésorier de l'AMBLQ