Un peu d’histoire

 

Bien que notre association existe officiellement sous sa forme actuelle depuis 1950, elle origine en réalité de la corporation des mesureurs de bois de la province de Québec qui a vu le jour en 1908.

C’est en 1889 que débute véritablement le mesurage des bois abattus sur les terres de la couronne tel que nous le connaissons. On avait alors créé un tarif de cubage en p.m.p. pour le bois de sciage. C’est en 1891 qu’ont lieu les premiers examens pour les mesureurs de bois. En 1908 est formé la corporation des mesureurs de bois de la province de Québec. Cette corporation est le véritable ancêtre à la fois de notre association mais également du bureau des vérificateurs. En effet, elle est au début responsable des examens et des permis de mesureur. En 1910, le gouvernement implante son propre bureau des vérificateurs et de permis de mesurage. En 1923, l’école des gardes forestiers à Duchesnay débute ses premiers cours mais l'école ne sera officiellement fondé qu'en 1935. En 1935, la corporation compte plus de 700 membres soit environ 30% des détenteurs de licence de mesureur et 54% des mesureurs actifs. La cotisation annuelle est fixée à trois dollars. Deux dollars pour le conseil central et un dollar pour le conseil du district régional. Cette même année, lors du congrès annuel, M. Samuël Thibeault prédisait dans un vibrant discours qu’un jour un certain système métrique européen surplanterait sans doute la table de Doyle imprécise des Anglais ! Ces assemblées avaient lieu dans une des salles du parlement. La corporation propose aux entreprises un contrat collectif de travail avec une semaine de travail limité à 60 heures et un salaire minimum de $100.00/mois pour les mesureurs et 2 jours de congé payé par mois.

En 1936, on modifie l’article 14 du règlement sur les bois et forêts datant du 26 avril 1910 et le pied cube remplaça officiellement le p.m.p comme unité de mesure. En 1939, la corporation demande l’abolition de l’attribution de permis temporaire à des non licenciés et propose au bureau des examinateurs la tenue d’un examen sur la classification des bois francs. En avril 1941, la corporation des mesureurs de bois devient, à la demande de ses membres, l’association des mesureurs de bois de la Province de Québec. Cette association est alors régie par la loi des syndicats professionnels et est affiliée au syndicat national. En 1946, on rétablit le pmp pour les bois destinés au sciage mais avec la table de Roy (au ¾ de pouce) cette fois. On maintient cependant le pied cube pour les bois destinés aux usines de papier et qui ne sont pas mesurés à la corde.

Pendant ces années l’association lutte activement pour abolir l’attribution des permis temporaires qui sont données aux amis du régime ou aux entreprises influentes alors que beaucoup de mesureurs dûment licenciés se retrouvent sans emploi. Un véritable service d’aide à l’emploi est mis en place pour aider les mesureurs de retour de la guerre. En 1950, c’est l’adoption de la Loi des mesureurs de Bois (Bill privé 150) où l’Association est officiellement reconnue et encadrée avec des droits et des obligations d’ordre morales et légales. La loi va jusqu’à stipuler qu’un mesureur est tenu d’être membre de l’association pour avoir le droit d’exercer sa profession. Même si cette loi confère à l’AMBLQ certains privilèges additionnels habituellement réservés aux corporations professionnels, elle ne lui en donne pas le statut.

En 1951, le président de l’AMBLQ passe à l’émission " le choc des idées " et affirme que le mesurage de bois en forêt privée devrait également se faire par un mesureur licencié. A cette époque, l’Association se divise en 17 districts et chacun de ces districts a son propre CA et un congrès de district précède le congrès provincial. En 1952, on lance un journal mensuel de l’Association en format tabloïd " Le Mesureur " En 1953, l’association est florissante ; on compte plus de 1300 mesureurs actifs au Québec. C’est la création des armoiries de l’Association tel que l’on a encore aujourd’hui. On renouvelle la demande auprès du bureau des examinateurs que les membres obtiennent de la formation pour se remettre à jour. On demande également d’être reconnu comme les classificateurs attitrés des billes de sciage de bois franc.
(Suite de l'historique...)

Luc Fortin,ml
Secrétaire trésorier de l'AMBLQ